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Lectures

« Le jardin de Dieu » par Ehrenfried Pfeiffer

Par ses réactions sur les conditions naturelles de la vie, l’industrialisation moderne devient l’ennemie de l’homme et non pas son alliée. Elle est l’une des causes profondes du déclin de la terre, car elle fausse la mesure juste des rapports avec la nature, et poursuit, hors des lois naturelles, une course déréglée…

C’est qu’il faut avant tout résoudre un problème pédagogique : l’homme des villes doit être rééduqué, réadapté à la terre, à la vie champêtre, dans son corps et dans son esprit. Cette rééducation peut être considérablement facilitée par une compréhension des phénomènes de la vie végétale, de la croissance, dans le sens de la méthode goethéenne. La conscience d’être responsable, en face de l’avenir, de la fertilité, (au fond, de tout l’avenir de la civilisation) jointe à des connaissances pratiques bien établies et à l’amour de son travail, voilà ce qui forme la base morale nécessaire.

L’industrie et le commerce, qui se sont éloignés des lois naturelles, doivent contribuer au rétablissement de cet équilibre. Quelque utopique que ceci puisse paraître aujourd’hui, il faut pourtant dire qu’ils devront se diriger délibérément vers cette collaboration. Sinon les catastrophes naturelles, sociales, économiques, viendront nous y contraindre. Et dans ce cas l’équilibre ne pourra se rétablir qu’après des oscillations violentes du pendule vers les extrêmes, qu’après beaucoup de temps et de souffrances. Prendre délibérément la décision de limiter la surproduction, l’excédent de main-d’œuvre industrielle, le capital, en faveur de l’initiative économique et de l’énergie de la terre : voilà en quoi nous verrions des possibilités d’avenir. En tout cas, cette direction serait certainement moins pénible que la correction imposée par des faits tels que ruines, guerres et révolutions.

Le résultat pratique en serait qu’il y aurait davantage d’hommes à la terre et qu’ils travailleraient plus intensivement. Des méthodes qui savent ménager l’humus permettent des cultures intensives. Chaque ferme doit être le centre d’un terrain de culture intensive…

Extrait du texte intitulé « Le jardin de Dieu » rédigé par Ehrenfried Pfeiffer (pionnier de l’agriculture biodynamique) avant la Seconde Guerre mondiale.